Une sauvegarde sur un seul support ne protège pas contre les pertes de données majeures. Selon le rapport Cybersecurity Ventures 2023, les incidents de corruption ou de vol d’informations ont doublé en cinq ans. La méthode dite « 3-2-1 » reste pourtant souvent ignorée, alors qu’elle garantit un niveau de sécurité élevé.
Les systèmes automatisés et les solutions dans le cloud offrent aujourd’hui une fiabilité supérieure aux sauvegardes manuelles. Les risques associés à la défaillance matérielle, à l’erreur humaine ou à l’attaque d’un ransomware imposent une réflexion sur la redondance et la diversité des méthodes employées.
Pourquoi la sauvegarde des données reste indispensable aujourd’hui
Protéger ses données n’est plus une option. Pour toute entreprise, toute structure qui génère ou manipule des informations, la sauvegarde constitue désormais la véritable barrière contre l’effacement, la fuite ou la corruption de fichiers. Les attaques informatiques, toujours plus sophistiquées, frappent sans distinction ; un ransomware qui paralyse un site ou une base client n’épargne ni les petites sociétés ni les grandes institutions. À chaque faille, la sanction peut être immédiate : arrêt brutal de l’activité, perte d’exploitation, image ternie, et parfois, impossibilité totale de rebondir.
Un disque qui lâche, un clic malheureux ou un virus bien caché suffisent pour anéantir des mois de travail. Aujourd’hui, la survie de l’entreprise, la continuité de ses services, repose sur une stratégie de sauvegarde pensée comme un filet de sécurité. PME, start-up en forte croissance comme collectivité locale : toutes sont logées à la même enseigne face au risque. Les obligations de conformité, de la RGPD aux normes industrielles, exigent d’assurer l’intégrité et la disponibilité des données sensibles à tout moment. Impossible de s’en remettre au hasard ou à la chance.
La sécurité informatique, c’est aussi la capacité à restaurer le passé en cas de coup dur. Pour maintenir la confiance de ses clients, respecter les exigences contractuelles, ou tout simplement éviter le pire, il faut pouvoir garantir que l’information peut être retrouvée, intacte, à chaque instant.
Voici les trois objectifs à viser :
- Protéger les données contre la perte ou l’altération, quelle qu’en soit la cause.
- Répondre sans faille aux attentes réglementaires en matière de conservation et de confidentialité.
- Maintenir l’activité de l’entreprise, même si un incident majeur survient.
La sauvegarde ne se résume pas à un geste technique : c’est le socle sur lequel repose toute ambition de résilience numérique. Derrière les outils, c’est la continuité même de l’organisation qui est en jeu.
Quelles sont les méthodes de sauvegarde les plus fiables ?
La règle d’or reste la fameuse règle 3-2-1. Elle impose trois copies de chaque donnée : deux sur des supports différents, et au moins une hors du site principal. Ce principe éprouvé réduit drastiquement le risque de perdre des informations, même en cas de catastrophe ou de cyberattaque. Certaines variantes, comme la règle 3-2-1-1-0, vont plus loin : on ajoute une version immuable ou totalement déconnectée du réseau et on vérifie régulièrement qu’aucune erreur de restauration n’est détectée lors des tests. Les spécialistes du secteur conseillent de ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier : sauvegarde locale sur disque ou NAS, combinée à une solution cloud, pour augmenter la résilience.
Face à la progression des ransomwares, le stockage immuable s’impose. Une fois enregistrée, la donnée ne peut être ni modifiée ni supprimée : impossible pour un logiciel malveillant de la chiffrer ou de la détruire. Ce principe, recommandé notamment par Object First, s’incarne dans des solutions comme Ootbi, qui s’intègrent avec Veeam pour garantir un niveau de sécurité maximal : le stockage de sauvegarde devient inviolable, même lors d’attaques avancées.
Le chiffrement et le contrôle d’accès doivent faire partie intégrante du dispositif. Personne ne doit pouvoir consulter ou manipuler une sauvegarde sans autorisation. L’automatisation permet d’éviter les oublis : les sauvegardes s’effectuent à intervalles réguliers, sans intervention humaine. Enfin, rien ne sert de sauvegarder si l’on ne teste pas la restauration : s’assurer que l’on peut réellement récupérer les données à tout moment reste la meilleure preuve de fiabilité.
Pour bâtir une défense solide, il est recommandé de combiner les approches suivantes :
- Multiplier les supports : disques externes, NAS, cloud public ou privé.
- Choisir des solutions intégrant l’immuabilité et le chiffrement natifs.
- Procéder à des tests de restauration réguliers pour vérifier l’efficacité de la stratégie.
Plus que la technologie, c’est l’orchestration de ces méthodes, adaptée à la nature et à l’importance des données, qui fait la différence.
Comparatif détaillé : les deux solutions à privilégier pour protéger vos données
Sauvegarde externalisée avec Ootbi et Veeam : la référence immuable
Pour celles et ceux qui recherchent une sécurité maximale, le tandem Ootbi (d’Object First) et Veeam fait figure de référence. Ootbi, compatible avec Veeam Backup & Replication, propose un stockage objet pensé pour bloquer toute tentative d’altération : une fois déposée, la donnée est figée, impossible à supprimer ou à modifier, même en cas d’attaque. Cette solution séduit particulièrement les entreprises soumises à de fortes contraintes réglementaires : l’architecture s’appuie sur des certifications reconnues et un accompagnement technique réactif. Veeam automatise les tests de restauration, levier indispensable pour garantir la récupération sans faille des sauvegardes, là où bien des organisations négligent ce point critique. L’interface utilisateur simplifie le déploiement, quelle que soit la complexité du système d’information.
Sauvegarde hébergée Free Pro : la conformité à la française
Free Pro cible avant tout les structures qui doivent répondre à des exigences de souveraineté et de conformité. Le stockage objet et le cloud privé proposés bénéficient des certifications ISO 27001 et Hébergeur de Données de Santé (HDS), gages d’une gestion rigoureuse des informations sensibles. Ce modèle séduit les organisations qui veulent externaliser la sauvegarde tout en gardant un contrôle total sur la localisation et le respect des obligations légales. La politique tarifaire transparente, l’hébergement en France et l’accompagnement personnalisé facilitent la prise en main et répondent aux attentes des acteurs soucieux de conjuguer performance et conformité.
Pour mieux distinguer les points forts de chaque approche :
- Ootbi + Veeam : protection immuable, automatisation poussée, idéal pour les environnements exigeant une sécurité maximale et une restauration rapide.
- Free Pro : stockage souverain, certifications santé et conformité, parfaitement adapté aux données réglementées et sensibles.
Exemples concrets d’utilisation pour choisir la méthode adaptée à vos besoins
Une PME du secteur santé face à la conformité réglementaire
Dans le secteur médical, la question de la souveraineté des données ne se discute pas. Adopter une solution comme Free Pro, certifiée ISO 27001 et HDS, s’impose naturellement. Le stockage objet sécurisé, hébergé sur des centres de données français, répond aux attentes en matière de confidentialité et de sécurité. Le responsable informatique construit un Plan de Reprise d’Activité (PRA) : analyse précise des risques, définition des délais de reprise, tests réguliers. Ce dispositif garantit que, même en cas de sinistre ou d’attaque, l’activité peut reprendre sans délai.
Groupe industriel et résilience face au ransomware
Autre situation : une entreprise industrielle, confrontée à la menace d’un ransomware, s’oriente vers l’association Ootbi et Veeam. L’objectif : restaurer les données le plus vite possible après un incident. Pour cela, la règle 3-2-1-1-0 est appliquée à la lettre, avec une version immuable qui interdit toute modification malveillante. Les tests de restauration automatisés permettent de valider l’efficacité du dispositif. L’équipe technique veille à chiffrer systématiquement les sauvegardes et à restreindre strictement les accès.
Pour résumer les meilleures pratiques selon le contexte :
- En cas d’obligations réglementaires, privilégier un cloud privé certifié.
- Pour garantir la continuité opérationnelle, adopter le stockage immuable et automatiser les tests de récupération.
Entre sauvegarde locale, cloud souverain et stockage immuable, la véritable question n’est plus « si » mais « comment » déployer, tester et orchestrer la protection de ses données. À chaque organisation de trouver l’équilibre qui lui permettra de dormir sur ses deux oreilles… sans jamais perdre l’essentiel de vue.


